Extrait du N° 13 14, 106e année, du Progrès Agricole et Viticole.
Comme tous les ans, les chutes de grêle occasionnent dans les vignobles la série habituelle de désastres. Et, à chaque sinistre, les viticulteurs intéressés sont un peu décontenancés quant à la conduite à tenir après une chute de grêle dans leur vignoble.
Quand faut-il retailler ?
Lorsque tous les fruits sont détruits et que les rameaux sont éclatés et pelés jusqu’à leur base, la retaille n’est vraiment à réaliser que si la chute de grêle survient avant la floraison.
Dans la région méridionale de la France on ne peut retailler que jusqu’au 21 juin pour avoir un aoûtement certain des rameaux de la nouvelle végétation.
Pour les vignes taillées à coursons, si les rameaux herbacés ne sont pas éclatés ni pelés jusqu’à leur base, il est inutile de retailler. Des entre-cœurs se développent et créent une nouvelle végétation.
Pour des chutes de grêle survenant en juillet et août il ne faut jamais envisager la retaille : il faut laisser la vigne en l’état. Dans ce cas aussi des entre-cœurs se développent plus ou moins rigoureusement et refont une nouvelle végétation.
Quand faut-il traiter la vigne grêlée et avec quels fongicides ?
Après une chute de grêle il est habituel de traiter la vigne sinistrée. Mais attention au délai pendant lequel cette pulvérisation peut être effectuée avec quelque chance d’efficacité.
Tout d’abord à quoi sert le traitement fongicide ?
Essentiellement à arrêter l’infection par le champignon Coniathyrium diplodiella qui provoque le rot blanc. Ce parasite est généralement présent sur le sol des vignobles où se produit une chute de grêle au moins une fois tous les dix ans.